Comment gérer le burn-out dans le ministère ?
13 mars, 2026
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La consolation de Dieu dans la perte d’un enfant

Note de l’éditeur : Ceci est le cinquième chapitre de la série Luttes courantes de la vie chrétienne.

Les chrétiens n’ont pas la promesse de la santé, de la richesse et du bonheur de ce côté-ci du ciel. C’est la triste réalité de la vie dans un monde déchu, nous traverserons tous de nombreuses formes de perte : notre santé, un emploi, une relation ou, pire que tout, la perte d’un être cher. Lorsque nous vivons ces choses, il peut être difficile de voir au-delà de la perte elle-même. Cela peut devenir si dévorant que tout le reste est englouti par le chagrin, même les vérités vivifiantes des Écritures.

J’ai vécu cela lorsque ma fille Leila est née sans vie une semaine avant sa date prévue. J’ai commencé à penser entièrement à l’horreur de ma perte : mon bébé tant désiré était mort ; je ne pourrais pas la nourrir, l’habiller ou prendre soin d’elle ; mon fils, Ben, restait enfant unique ; je pourrais être plongée de nouveau dans l’infertilité ; ma fille a été enterrée dans une tombe ; et ainsi de suite, les yeux de mon âme passaient d’une terrible réalité à une autre. Mais en regardant ma perte et à ses nombreuses ramifications, j’ai cessé de regarder celui qui seul pouvait apporter la consolation à ma tristesse, et la lumière à mes ténèbres. L’auteur de cantiques Helen Lemmel connaissait le chemin pour sortir de mon quasi-désespoir :

Oh ! Regarde vers Jésus,

Contemple ce Christ merveilleux !

Les plaisirs du monde s’estomperont,

Dans l’éclat de ton Dieu glorieux.

Quand j’ai tourné mes yeux vers Jésus, même la perte de mon enfant s’est estompée alors que son éclat illuminait les ténèbres. Le regarder ne m’a pas anesthésié de la douleur, mais cela m’a apporté une immense consolation au milieu de la douleur.

Le Sauveur qui se soucie

En me tournant vers Jésus dans la perte de ma fille, j’ai trouvé un Sauveur plein de compassion. Les évangiles rapportent comment le cœur de Jésus était tendre envers les personnes souffrantes qui avaient vécu de nombreuses sortes de pertes. L’un des plus beaux exemples est celui d’un homme affligé de lèpre qui implora Jésus de le rendre pur. Marc rapporte dans son évangile : « ému de compassion, [Jésus] étendit la main, le toucha et dit : Je le veux, sois pur » (Marc 1:41). Cet homme était impur selon les lois lévitiques (Lv 13), et était donc traité comme un paria, avec une distance physique qui le séparait toujours des autres. Mais Jésus, ému de compassion, étendit sa main à travers le vide de la séparation et le toucha. Depuis combien de temps cet homme n’avait-il pas ressenti le toucher d’une autre personne ?

Les évangiles nous donnent de nombreux exemples de Jésus touchant la vie de ceux qui vivent sous le fardeau, et qui sont brisés par un monde déchu. Jésus, avec compassion, a poursuivi la mère dont le fils unique était mort (Luc 7:11–15), les malades (Matthieu 14:14), les affamés (Matthieu 15:32), les aveugles (Matthieu 20:30–34), les harcelés et les démunis (Matthieu 9:35–36). Quand nous lisons ces récits, nous ne voyons pas un Sauveur dépourvu de sentiment envers les personnes souffrantes, mais un Sauveur qui « étend sa main » vers nous avec compassion.

Le Sauveur qui pleure

Peut-être nulle part ne voyons-nous le cœur tendre de Jésus plus que dans le verset le plus court de la Bible : « Jésus pleura » (Jean 11:35). Lorsqu’il arriva à la maison de deuil où son ami Lazare était mort, Jésus ne versa pas une seule larme cinématographique — Il pleura. Même s’il savait qu’il était sur le point de rappeler Lazare à la vie, il ressentait quand même les profondes émotions de tristesse et de colère.

Après que Leila soit née sans vie, j’ai pleuré plus que jamais auparavant, mais j’ai été réconfortée par le fait que mon Sauveur a également pleuré face à la mort. Dans son commentaire sur ce verset, Jean Calvin écrit : « il est autant ému de nos maux ,comme si lui-même les endurait en sa propre personne. » Dans votre perte, et dans la mienne, notre Seigneur Jésus ne se réjouit pas de notre chagrin. Il est la Parole faite chair qui a ressenti le chagrin dans sa poitrine et les larmes sur ses joues.

Le Sauveur qui conquiert

Savoir que Jésus se soucie et qu’il pleure est une consolation en temps de perte, mais en soi, cela ne suffit pas. À quoi cela sert-il que Jésus nous accompagne dans notre souffrance et notre chagrin, si, au final, il ne peut pas surmonter ces choses pour nous ? Si Jésus n’est pas un conquérant, alors en fin de compte, il n’est pas un consolateur. Quand nous souffrons, nous n’avons pas seulement besoin d’un sympathisant — nous avons besoin d’un Sauveur.

Jésus n’est pas venu pour couvrir notre douleur avec un pansement ; il est allé à la racine de toute notre souffrance, à savoir le péché. « lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois » afin qu’il puisse inverser la malédiction de la chute (1 Pierre 2:24). Avant que le péché ne jette sa vilaine tache sur tout, il n’y avait pas de perte. Il n’y avait ni pleurs, ni déception, ni désespoir, ni mort. Lorsque Jésus a appelé Lazare de la mort à la vie, il nous montrait ce qu’il était venu faire : « afin d’écraser par sa mort celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable » (Hé 2:14). Parce que Christ a vaincu la mort et qu’il est ressuscité à la vie le troisième jour, il nous a donné une nouvelle espérance d’un monde à venir où toute tristesse et tout soupir s’enfuiront, où la mort et la perte ne seront plus.

Le Sauveur qui console 

Quand j’ai découvert que Leila était morte dans mon ventre, j’ai été plongée dans un chagrin qui menaçait de me consumer. Mais quand j’ai regardé vers Jésus, le Sauveur qui se soucie, qui pleure, et qui conquiert, dans un monde de péché, de souffrance et de tristesse, j’ai trouvé la consolation — ma seule consolation dans la vie et dans la mort. Quand j’ai tourné mes yeux vers lui, ma perte s’est estompée « dans l’éclat de mon Dieu glorieux. »

Es-tu lasse et troublée, mon âme ?

Ne vois-tu pas une lueur ?

Relève-toi et prends courage,

Jésus est un très grand Sauveur !

Cet article a été publié à l’origine sur le site Ligonier.

Jackie Gibson

Jackie Gibson

Jackie Gibson sert aux côtés de son mari, Jonathan, au Westminster Theological Seminary à Philadelphie. Elle est mère de quatre enfants et auteur de « You Are Still a Mother: Hope for Women Grieving a Still Birth or Miscarriage ».