
Dieu se soucie-t-il vraiment ?
6 mars, 2026Trouver l’espérance au milieu d’une maladie grave
Le jour du cinquième anniversaire de mon fils, j’étais assise dans un centre de cancérologie, à plus de neuf cents kilomètres de là, regardant la chimiothérapie s’écouler des poches intraveineuses dans mon corps. J’étais en train de lutter contre une forme rare de cancer, et mon besoin d’un essai clinique m’a éloignée de mon mari ainsi que de mes trois jeunes enfants pendant plusieurs mois.
Mon espoir mondain fut gravement menacé. Ma bonne santé était partie, emportant avec elle mon énergie, mes cheveux, et le futur que j’avais prévu. Au lieu de m’occuper de ma famille, mes journées étaient occupées de salles d’attente, de transfusions sanguines, de tests médicaux et de siestes. Je manquais des moments précieux avec mes enfants, et je ne savais pas si je vivrais pour en voir d’autres.
À travers les épreuves du cancer et de la survie, j’avais besoin d’une espérance capable de résister aux montagnes russes de mes problèmes de santé. En raison de la miséricorde et de la grâce de Dieu, nous avons une meilleure espérance à laquelle nous pouvons nous accrocher, à savoir notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ. Pierre a écrit sa première épître aux chrétiens souffrants comme vous et moi pour nous assurer que notre espérance vivante en Christ ne sera pas ébranlée par les épreuves terrestres mais qu’elle perdurera jusqu’à sa fin glorieuse.
Notre espérance vivante
Pierre commence sa lettre avec la bonne nouvelle de notre espérance vivante :
Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour une espérance vivante (1 Pierre 1:3)
Nous n’appartenons pas à un Sauveur dont le corps est encore dans la tombe. Il est ressuscité des morts, déclarant la victoire sur le péché et la mort (1 Co 15:54–57). De plus, sa résurrection n’est que le début de l’histoire de la résurrection. Il est les prémices de la résurrection, et tous ceux qui lui appartiennent vivront pour toujours parce qu’il est notre espérance vivante (1 Co 15:20–23).
Il est facile de se fatiguer et de se décourager quand nous subissons les effets d’une maladie grave. Nous pouvons perdre l’espoir que la vie reviendra un jour à la normale. Dans ces moments sombres, nous pouvons nous accrocher à notre espérance vivante, notre Sauveur qui a vaincu la tombe. Nous avons une espérance vivante parce que nous avons un Sauveur vivant.
Notre espérance inébranlable
Non seulement nous sommes nés de nouveau à une espérance vivante, mais nous sommes aussi nés de nouveau :
pour un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir et qui vous est réservé dans les cieux, à vous qui êtes gardés en la puissance de Dieu, par la foi, pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps. (1 Pierre 1:4–5)
Ceux qui appartiennent à Christ peuvent regarder au-delà des souffrances de ce monde vers un héritage sûr. Les maladies qui ravagent impitoyablement nos corps physiques ne peuvent l’atteindre. Les circonstances qui nous accablent ne peuvent diminuer sa perfection et sa pureté éternelles. Rien ne peut menacer ce que Dieu garde dans les cieux pour nous.
Comment savons-nous avec certitude que nous recevrons cet héritage impérissable ? Pierre a dit que nous sommes gardés en la puissance de Dieu par la foi. Cela ne dépend pas de notre propre puissance ou de la force de notre foi. Nous recevons cet héritage par la miséricorde de Dieu, et nous le conservons par la puissance de Dieu. Notre espérance est inébranlable parce que la main de Dieu qui nous garde est inébranlable (Jean 10:27–29).
Notre espérance glorieuse
Quand Pierre a écrit sur cette espérance vivante et inébranlable, il n’était pas ignorant des épreuves de la vie. Et pourtant, Pierre nous a encouragés à nous réjouir même lorsque nous sommes affligés par la souffrance :
Vous en tressaillez d’allégresse, quoique vous soyez maintenant, pour un peu de temps, puisqu’il le faut, affligés par diverses épreuves, afin que votre foi éprouvée – bien plus précieuse que l’or périssable, cependant éprouvé par le feu – se trouve être un sujet de louange, de gloire et d’honneur, lors de la révélation de Jésus-Christ. (1 Pierre 1:6–7)
Les promesses de Dieu élèvent nos regards de nos troubles temporaires à notre gloire éternelle. En raison de l’œuvre de Dieu en nous, l’épreuve de la souffrance prouve que notre foi est authentique. Lorsque Christ reviendra, la foi que Dieu a cultivée en nous à travers ces épreuves « se trouve être un sujet de louange, de gloire et d’honneur » (1 Pierre 1:7). Cette gloire peut se référer à la gloire de Christ, à la gloire que nous recevons avec lui, ou aux deux. Mais nous savons que notre futur avec Christ sera glorieux, et c’est une raison de se réjouir au milieu de la souffrance aujourd’hui.
Notre espérance en Christ est un refuge inébranlable quand la douleur nous consume, que la peur nous submerge, et que les changements de notre corps et de notre futur nous épuisent. Grâce à notre espérance vivante, inébranlable et glorieuse, nous pouvons dire avec Pierre : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Pierre 1:3).
Cet article a été publié à l’origine sur le site Ligonier.

