
Qu’est-ce que l’assurance du pardon ?
2 mars, 2026
Dieu se soucie-t-il vraiment ?
6 mars, 2026Qu’est-ce que la confession des péchés ?
Note de l’éditeur : Ceci est le deuxième chapitre de la série Culte chrétien.
Pendant que vous participez au culte d’une congrégation réformée, le ministre peut vous guider dans la confession des péchés. Il peut lire la loi de Dieu à l’avance puis prier ou bien déclarer le pardon par le sang du Christ. Quelle est la signification de cette confession des péchés ? Quelle est l’origine de cette pratique ? Comment pourriez-vous y participer plus fidèlement ?
Le sens de la confession des péchés
1 Jean 1:9 dit : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice. » Jean utilise ici un mot pour « confesser » qui signifie « dire la même chose que. » Confesser nos péchés signifie être d’accord avec la manière dont le Seigneur décrit notre péché bibliquement.
Dans le culte public, la confession des péchés est un moment précis dans le culte où le ministre guide le corps du Christ dans la reconnaissance de leurs péchés. Il prie ensuite pour qu’ils reçoivent la miséricorde du Seigneur accordée en Christ.
L’origine de la confession des péchés
Dans le tabernacle et le temple de l’Ancien Testament, le Seigneur avait ordonné que la porte de la cour soit orientée vers l’Est (Ex 27:13). Cette direction a été choisie parce qu’Adam et Ève ont été chassés vers l’Est du jardin après leur chute dans le péché (Gn 3:24). Cette porte était une invitation de grâce faite à Israël, invitation de revenir à Dieu.
Le premier objet que les fidèles voyaient en entrant était l’autel. En entrant, les fidèles s’arrêtaient, posaient leurs mains sur l’animal sacrifié, puis confessaient leurs péchés tandis que le prêtre l’offrait au Dieu saint. Cette pratique leur rappelait que « sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon » (Hé 9:22 ; voir aussi Lv 17:11).
Hébreux 9:10–22 fait référence à ces offrandes pour montrer que les animaux n’avaient aucun véritable pouvoir purificateur. En comparaison, nous lisons : « combien plus le sang du Christ – qui par l’Esprit éternel s’est offert lui-même sans tache à Dieu – purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour que nous servions le Dieu vivant ! » (Hé 9:14).
Afin de refléter ce besoin du sang du Christ en venant à Dieu, de nombreuses liturgies réformées placent la confession des péchés au début du culte public. Jean Calvin faisait commencer le culte des congrégations suisses de Genève et de Strasbourg par l’invocation :
Notre secours est dans le nom de l’Éternel,
qui a fait les cieux et la terre. Amen. (Ps 124:8)
Cela était suivi d’une confession publique des péchés. Comme le disait Calvin :
Et de fait, nous voyons que les Églises bien réglées ont cette coutume, que chaque dimanche le ministre prononce une confession tant en son nom qu’en celui du peuple, pour rendre coupable toute la compagnie devant Dieu, et demander merci : (Institution, III.IV.11)
Sous l’influence de Calvin et d’autres, cette pratique s’est répandue. Le Directoire du culte public de Westminster disait que les cultes devaient commencer ainsi : « reconnaître la grandeur et la majesté incompréhensibles du Seigneur, (en présence duquel ils apparaissent alors d’une manière spéciale,) et leur propre bassesse et indignité à s’approcher si près de lui. » Le directoire décrivait ensuite spécifiquement les nombreuses façons dont le péché devait être reconnu. Cette pratique réformée nous est parvenue, à nous qui sommes héritiers spirituels.
La pratique de la confession des péchés
Voici trois applications pour participer plus fidèlement à la confession de notre péché.
- Reconnaissons la grandeur de notre péché.
Souvent, nous ne pensons qu’à l’acte du péché. Pourtant, la question la plus importante est contre qui nous avons péché.
Si vous dessiniez une moustache rigolote sur un portrait que j’ai peint, l’offense serait légère. Pourquoi ? Parce que je suis un artiste mauvais. Mais si vous alliez au Louvre et parveniez d’une manière ou d’une autre à dessiner cette même moustache sur la Joconde de De Vinci, vous auriez de gros ennuis. La conséquence du même acte est plus grave, car vous auriez profané un chef-d’œuvre.
De même, pécher contre le Maître de toute la création est grave. Lorsque David a confessé son péché en commettant l’adultère avec Bathsheba et en assassinant son mari — deux personnes créées à l’image de Dieu — il a dit : « J’ai péché contre toi, contre toi seul » (Ps 51:4).
- Déplorons la nature collective de nos péchés.
Dans la prière du Seigneur, nous prions : « Pardonne-nous nos offenses » (Matthieu 6:12, italiques ajoutées). Nous sommes unis par l’Esprit du Christ avec les autres dans l’Église. Notre péché impacte la congrégation, donc nous devons confesser nos péchés ensemble.
Paul a dit : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Co 3:16). Le pluriel est employé dans ce verset : « vous ». Les péchés dans le corps du Christ sont de nature offensante, car le Dieu saint y habite. L’Église est comme le musée d’art de Dieu, et la « peinture » qui nous embellit est le sang du Christ (Hé 10:28–31). Comme l’a dit Thomas Watson : « Les péchés des méchants irritent Dieu. Les péchés de son propre peuple l’attristent. »
- Exprimons de vrais remords pour notre péché.
La Bible rapporte de nombreux cas où Israël a confessé ses péchés, comme lorsque l’Éternel a envoyé des serpents brûlants après qu’Israël se soit plaint dans le désert (Nombres 21:7) ou lorsque le peuple est revenu de captivité pour reconstruire les murs de Jérusalem (Néhémie 9:1–3). En lisant ces récits, vous entendez le remords du peuple de Dieu.
Bien que votre congrégation ne soit peut-être pas à un point aussi bas, tout péché contre le Seigneur devrait susciter un vrai chagrin. De nombreux psaumes, souvent lus ou chantés pour la confession des péchés, expriment une lamentation sincère à cause de nos transgressions. Ce langage de la confession devrait être une pratique régulière et attendue de l’Église. Comme l’a dit Martin Luther : « Par conséquent, lorsque je vous exhorte à la confession, je vous exhorte à être chrétien. »
Cet article a été publié à l’origine sur le site Ligonier.

