Qu’est-ce que la confession des péchés ?
4 mars, 2026
Qu’est-ce que la confession des péchés ?
4 mars, 2026

Dieu se soucie-t-il vraiment ?

Dans les profondeurs du désespoir ou aux extrémités de l’anxiété, les croyants se demandent souvent — même si ce n’est que dans leur propre cœur —si Dieu se soucie vraiment d’eux. Si c’est vous, j’ai une bonne nouvelle.

Une question courante

Tout d’abord, vous n’êtes pas seul. Les croyants se sont posés cette question tout au long de l’histoire. Le prophète Habaquq regarda l’état du peuple de Dieu — piétiné et opprimé par les impies —et s’écria :

Jusques à quand, Éternel, appellerai-je au secours,

sans que tu écoutes (Ha 1:2 ; voir aussi 1:3, 13).

Les psalmistes imploraient souvent Dieu de se « réveiller », remettant en question son souci lorsque l’angoisse semblait rester sans réponse (Ps 35:23, 44:23). Bien qu’ils sussent que Dieu ne dort jamais (Ps 121:4), son inaction perçue au milieu de leur souffrance les faisait se demander s’il se souciait vraiment d’eux.

Cette lutte ne se limite pas à l’Ancien Testament. Dans un moment de désespoir, les disciples crièrent à Jésus : « Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssons ? » (Marc 4:38, accentuation ajoutée). Même dans le quotidien, les croyants luttent avec cette question. Martha, accablée par son travail, se demanda si Jésus se souciait qu’elle soit laissée à servir seule (Luc 10:40). À travers les temps et les circonstances, quand Dieu n’intervient pas dans notre souffrance aussi rapidement que nous l’espérons (ou n’empêche pas cette souffrance en premier lieu), les croyants de tous âges ont remis en question son souci.

Une réponse spectaculaire

Deuxièmement, Dieu ne vous laisse pas seul à vous demander s’il se soucie de vous. Il a révélé le souci qu’il vous porte de la manière la plus profonde que vous puissiez imaginer : l’envoi de son Fils bien-aimé. Jean nous le dit lorsqu’il écrit : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jean 3:16). Cela signifie que Christ comprend pleinement la frustration, la douleur et la peur qui accompagnent la vie dans un monde malade du péché, et qu’il est capable de sympathiser avec vous (Hé 4:15).

De plus, le souci de Dieu se manifeste à travers l’activité du Saint-Esprit. Lorsque Jésus a promis l’Esprit, il l’a décrit comme étant « un autre Consolateur » qui ne nous quitterait jamais (Jean 14:16). Contrairement aux amis humains, qui peuvent se fatiguer ou se laisser distraire, le Saint-Esprit reste toujours avec vous. Il ne prend jamais de pause, ne s’éclipse jamais, et ne vous abandonne jamais. C’est la réalisation de la promesse fondamentale de l’alliance de Dieu envers vous : « Je ne te délaisserai pas ni ne t’abandonnerai » (Dt 31:8 ; Hé 13:5). Cela est vrai même lorsque vos émotions vous disent que vous êtes seul, abandonné et en dehors du champ d’attention de Dieu.

La souffrance indique le souci de Dieu

Enfin, vous devez réaliser que le souci de Dieu ne signifie pas que vous éviterez la souffrance et la frustration. Au contraire, son souci signifie que vous les endurerez, et même que vous grandirez à travers elles. Cela peut sembler contre-intuitif. Pourtant, Dieu nous dit que la souffrance, loin de nous détruire, produit la persévérance, la fidélité éprouvée, et l’espérance (Rm 5:3–5).

Certaines souffrances viennent comme une discipline d’amour de notre Père, destinée à notre bien (Hé 12:7–11), ce qui signifie que notre souffrance — même lorsqu’elle est de nature disciplinaire — n’est pas un signe de l’abandon de Dieu mais de son souci.

D’autres souffrances nous permettent de partager la vie du Christ. Paul déclare avec audace que nous sommes « cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être aussi glorifiés avec lui » (Rm 8:17). Même le Christ lui-même a appris l’obéissance par la souffrance (Hé 5:8). Si nous devons devenir comme lui, nous devons apprendre de la même main. Loin d’être un fardeau, c’est un don — le privilège de partager les expériences de notre Sauveur.

Conclusion

Lorsque vous êtes tentés de douter du souci de Dieu, regardez à la croix. Là, l’amour de Dieu est pleinement manifesté. Il ne voudrait pas — en fait, ne pourrait pas — abandonner son peuple après avoir payé un prix si élevé. Et il ne paierait pas un prix si élevé s’il ne se souciait pas profondément de son peuple — de vous — en premier lieu. Votre souffrance n’est pas nécessairement un signe que Dieu a retiré sa faveur ; au contraire, elle peut être la preuve de son œuvre continue en vous.

Prenez courage. Lorsque les doutes surviennent et que votre foi semble fragile, il ne vous laissera pas partir. Puis un jour, quand vous regarderez en arrière après cette épreuve, depuis un lieu de paix, vous verrez que ce n’était pas la force de votre étreinte de la croix qui vous a soutenu, mais la force de ses mains marquées par les clous vous portant, vous gardant, vous renforçant, ne vous quittant jamais ni ne vous abandonnant.

Cet article a été publié à l’origine sur le site Ligonier.

Josh Squires
Josh Squires
Rév. Joshua A. Squires est ministre associé du conseil à la First Presbyterian Church à Columbia, en Caroline du Sud.