Les faux enseignements qui proviennent de l’extérieur de l’Église, et ceux qui proviennent de l’intérieur | 1ère partie | Ministère Ligonier
L’origine et la présence des faux enseignements | 3ème partie
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Les faux enseignements qui proviennent de l’extérieur de l’Église, et ceux qui proviennent de l’intérieur | 2ème partie
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Les faux enseignements qui proviennent de l’extérieur de l’Église, et ceux qui proviennent de l’intérieur | 1ère partie

Note de l’éditeur : Ceci est la première partie de l’article « Les faux enseignements qui proviennent de l’extérieur de l’Église, et ceux qui proviennent de l’intérieur », qui est le deuxième chapitre de la série « Les faux enseignants », publiée par Tabletalk Magazine.

Lorsque j’enseigne l’histoire de l’Église à mes étudiants, le cours que j’aime le plus donner est celui sur les quatre conciles. Alors que nous étudions le concile de Nicée et les Ariens, les Pères cappadociens et le concile de Constantinople, je précise toujours aux étudiants que tous les hérétiques font appel à la Bible. En réalité, une grande partie de la querelle christologique de cette époque était centrée sur la manière de comprendre Proverbes 8.

Reconnaître que les hérésies émanent souvent d’une base et d’une approche bibliques devrait nous avertir et nous rendre humbles. Il est important de rester humble, car nous pouvons propager des erreurs même en prêchant la parole inerrante de Dieu. Quelles que soient nos bonnes intentions et notre méthode, il est possible d’enseigner une erreur. Cette erreur fera dévier les enfants de Dieu de la vérité.

De même, cela devrait nous mettre en garde contre des enseignements bibliques qui semblent être utiles et évidents mais qui peuvent être des faux enseignements, voir même des hérésies qui nous détruiraient, nous et nos auditeurs. Ceci est particulièrement vrai aujourd’hui. En effet, de nombreux enseignements sont écoutés à cause de la popularité du prédicateur ou de la taille de son ministère. Nous ne pouvons pas simplement affirmer qu’un enseignement est « biblique » et ne pas agir par la suite. Nous devons mettre cet enseignement à l’épreuve – parce que les enfants de Dieu lui sont précieux et doivent être protégés. (Matthieu 18.6 ; 1 Jean 4.1)

Notre mission est de protéger le troupeau. Ainsi, cela doit nous guider alors que nous nous examinons nous-mêmes pour savoir si nos enseignements sont purs.

Comment devons-nous répondre à l’erreur ? À travers tout le Nouveau Testament, les apôtres ont cherché à combattre les faux enseignements et l’hérésie. En fait, dans presque chaque épître, un faux enseignement ou une hérésie est exposé et traité. Par exemple, dans 1 Corinthiens, certains enseignants nient la résurrection de Jésus. La lettre aux Galates critique ceux qui affirment que la justification s’obtient par Jésus et l’adhésion au judaïsme, et non par la foi seule en Jésus seul. Dans la lettre aux Colossiens, Paul met en garde l’Église contre d’étranges enseignements mystiques du judaïsme qui semblaient combiner les lois alimentaires juives avec la philosophie grecque ésotérique. Dans 1 Jean, l’apôtre Jean s’oppose à ceux qui nient que Jésus le Fils de Dieu s’était incarné. Depuis toujours, les responsables de l’Église se sont battus contre les faux enseignements dans l’Église.

Toutefois, l’esprit combatif de la première Église semble très éloigné de la pensée plus tolérante et postmoderne de notre culture contemporaine. Inévitablement, toute prise de position courageuse en faveur de la vérité biblique sera repoussée, parce que « nous ne devons pas juger ». De même, le travail de ceux qui défendent la saine doctrine sera rabaissé parce que « nous ne pouvons pas vraiment connaître » la vérité. Ou alors certains diront : « il a l’Esprit de Dieu en lui », comme pour dire : « ses erreurs bibliques ne sont pas si importantes ». Enfin, il semblerait que notre époque se préoccupe davantage de l’apparence que de la vérité.

Cela ne signifie pas qu’en défendant la foi, nous pouvons ou devrions renoncer à la courtoisie. Une marque de notre conversion est de traiter tout le monde, y compris ceux qui sont dans l’erreur, avec gentillesse et courtoisie (2 Timothée 2.24 ; Tite 3.2). Assurément, nous pouvons être en désaccord sans être désagréables. Et pourtant, non seulement la vérité est en jeu, mais également des individus précieux que Dieu nous a confiés pour le soin pastoral et la supervision. Notre mission est de protéger le troupeau. Ainsi, cela doit nous guider alors que nous nous examinons nous-mêmes pour savoir si nos enseignements sont purs (1 Timothée 4.16).

Note de l’éditeur : Dans la deuxième partie de cet article, « Les faux enseignements qui proviennent de l’extérieur de l’Église, et ceux qui proviennent de l’intérieur »,  nous examinerons les trois faux enseignements que nous pouvons retrouver à l’intérieur de l’Église et comment les détecter et y faire face : le moralisme, le légalisme et l’antinomisme.
Cet article a été publié à l’origine dans le Tabletalk Magazine. Nous l’avons divisé en 4 parties pour faciliter la lecture :
1ère partie : Introduction
2ème partie : Les dangers qui proviennent de l’intérieur de l’Église
3ème partie : Les dangers qui proviennent de l’extérieur de l’Église
4ème partie : Prendre soin du peuple de Dieu en prêchant la Parole
Sean Michael Lucas
Sean Michael Lucas
Sean Michael Lucas est pasteur principal de l’Independant Presbyterian Church à Memphis, Tennessee et professeur principal d’histoire de l’Église au Reformed Theological Seminary. Il est l’auteur de « For a continuing church » [Pour une Église qui perdure].