3 raisons d’emmener vos enfants à l’église

16 juin, 2026

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Peut-on faire confiance à la Bible ?

Note de l’éditeur : Ceci est le premier chapitre de la série Toujours prêt.

Il y a beaucoup de choses que nous pourrions dire pour aider les chrétiens qui doutent, ou les non-chrétiens sceptiques, à faire confiance à la Bible. Nous pourrions noter que la personne de Jésus-Christ est mentionnée plusieurs fois en dehors de la Bible, y compris dans des sources romaines telles que Suétone, Tacite et Pline le Jeune, et dans des sources juives comme Josèphe et le Talmud. Nous pourrions parler des preuves archéologiques des cinquante dernières années qui ont démontré l’existence de Ponce Pilate, de la piscine de Siloé et de la ville de Gérasa sur la mer de Galilée. Nous pourrions parler des preuves manuscrites pour le texte de la Bible, qui sont de loin meilleures que tout ce que nous avons pour tout autre livre ancien.

Tous ces aspects sont des voies valables à explorer lorsqu’il s’agit d’examiner la fiabilité de la Bible. Mais je veux prendre une voie différente et plus simple. Je veux examiner ce que Jésus pensait de la Bible. Certes, citer la Bible ne prouvera pas aux sceptiques que la Bible est digne de confiance. La question de l’autorité des Écritures se résout en fin de compte avec le témoignage intérieur du Saint-Esprit, et l’œuvre surnaturelle de Dieu par laquelle les brebis entendent la voix de leur Berger dans les Écritures. Et pourtant, nous pouvons prouver que si, à quelque niveau que ce soit, nous faisons confiance à Jésus, alors nous devons croire en la fiabilité de la Bible. Considérons quatre passages qui soulignent comment Jésus voyait les Écritures.

Matthieu 5:17–19. Ici, dans le Sermon sur la Montagne, Jésus annonce qu’il n’est pas venu pour abolir un seul iota ou un seul point de la loi ou des prophètes. Que Jésus mentionne ces petits signes écrits nous indique qu’il pense à l’Écriture écrite. Vous pouvez aussi facilement mettre de côté quelque chose de la Parole de Dieu que vous pouvez vous débarrasser du ciel et de la terre.

Matthieu 12:38–42. En discutant avec les scribes et les pharisiens, Jésus fait référence à l’histoire de Jonas comme une véritable histoire. Jésus ne cite pas simplement un morceau de littérature. Les hommes de Ninive ne peuvent pas se lever pour juger au dernier jour s’ils ne sont que des personnages fictifs.  Tout au long des évangiles, Jésus considère les personnages bibliques et l’histoire biblique — d’Abel, Noé et Abraham à Élie, Élisée et la veuve de Sarepta — comme des personnes réelles engagées dans des événements historiques réels.

Matthieu 19:4–5. Jésus cite Genèse 2 en disant « le Créateur… dit ». Le passage de Genèse 2 n’inclut pas de citation directe de Dieu. Mais cela n’a pas d’importance pour Jésus. Le fait qu’il cite la Bible signifie qu’il cite Dieu. Pour Jésus, ce que dit la Bible, Dieu le dit.

Jean 10:35. Ici, Jésus déclare simplement que « l’Écriture ne peut être abolie ». Jésus discute d’un mot dans le psaume 82. Il ne cite pas l’histoire de l’exode ou un verset célèbre de l’Ancien Testament. Il se réfère à un mot dans un psaume obscur. Et pourtant, Jésus croit — et peut affirmer sans craindre d’être contredit par un Juif sérieux — qu’aucun mot des Écritures ne peut être aboli. Jésus enseigne — ou mieux, il suppose ce que tout le monde savait déjà — que rien de ce qui est enseigné dans la Bible ne peut être mis de côté, annulé ou abrogé.

Comment devrions-nous penser à la Bible ? Assurément, la seule réponse appropriée pour les chrétiens est la suivante : nous croyons à propos de nos Bibles ce que Jésus croyait à propos de sa Bible. Jésus a affirmé chaque partie de la loi, de la prophétie, du récit, et de la poésie dans les Écritures. Il frémissait à l’idée que quelqu’un puisse renverser, rejeter ou ne pas croire une partie quelconque des Écritures. Il a embrassé avec joie l’autorité et l’inspiration des Écritures jusqu’aux phrases, aux mots, à la plus petite lettre, au plus petit point. Jésus a accepté la chronologie, les miracles et l’histoire de la Bible comme de simples faits.

Il ne fait aucun doute que Jésus croyait en la fiabilité totale des Écritures — dans chaque détail et dans chaque vérité qu’elles entendent affirmer. Et si Jésus faisait confiance à la Bible, qui sommes-nous pour penser autrement ?

Cet article a été publié à l’origine sur le site Ligonier.

Kevin DeYoung

Kevin DeYoung

Dr Kevin DeYoung est ministre de la Christ Covenant Church à Matthews, et professeur assistant de théologie systématique au Reformed Theological Seminary à Charlotte. Il est l'auteur de beaucoup de livres, dont "Croire Dieu sur Parole" et "Et si Dieu voulait autre chose pour moi...".