Jésus est-il Dieu ?

30 juin, 2026

Jésus est-il Dieu ?

30 juin, 2026

Rechercher la pureté pour nous-mêmes et pour l’Église

L’importance de la pureté, tant pour soi-même que pour l’Église, m’a conduit à 2 Timothée 2.22 : « Fuis les passions de la jeunesse et recherche la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur. »

Beaucoup considèrent ce passage comme une exhortation adressée aux jeunes. Dans son contexte, l’apôtre parle de vases destinés au service dans une grande maison. L’exhortation consiste à se purifier soi-même afin d’être d’une plus grande utilité dans la maison du maître. Ce passage s’adresse aussi bien aux jeunes qu’aux plus âgés. Tous sont appelés à rechercher la pureté.

À la manière typique de Paul, l’appel consiste à « se dépouiller » et à « revêtir » (voir Ep 4.17-32 ; Col 3.1-17).

Se dépouiller. « Fuis les passions de la jeunesse. » Alors que j’approche de la fin de sept décennies de vie, il m’apparaît clairement que les passions de la jeunesse ne sont pas un problème réservé aux jeunes. De telles passions nous poursuivent tout au long de notre vie. Paul pensait peut-être à la tendance des jeunes à embrasser des enseignements faux et dangereux déguisés en sagesse. Peut-être avait-il à l’esprit l’impatience à l’égard des anciennes manières de penser, associée à un goût pour le débat, ou encore le désir que les autres aient de nous une estime plus haute qu’ils ne le devraient. Qui parmi nous n’a pas souhaité que ces passions soient réservées aux jeunes ?

Il existe d’autres passions que l’on pourrait associer à la jeunesse : la passion sexuelle et toutes les formes d’impureté sensuelle, en pensée ou en action. L’argent et tout ce qui s’y rattache en matière de statut et de pouvoir sont des tentations pour les jeunes comme pour les plus âgés. On pourrait y ajouter l’égocentrisme compulsif, l’ambition personnelle, l’affirmation de soi et l’arrogance, le tout accompagné d’une obstination entêtée. Ces passions reflètent les tendances dévoyées des jeunes comme des plus âgés. Elles ne sont qu’un aperçu de ce dont il faut se dépouiller dans la recherche de la pureté.

Revêtir. Fuir les passions pécheresses n’est pas seulement une affaire d’interdiction ou de renoncement. La pureté est aussi une recherche positive. En 2 Timothée 2.22, la recherche de la pureté se décline de trois manières.

La justice. Nous savons que la justice est un don de Dieu, accordé par la foi en la mort sacrificielle et la résurrection de Jésus, qui nous rachète du péché (Rm 3.22). La recherche de la justice est transformatrice, car la grâce réaligne nos actions et notre caractère sur la volonté révélée de Dieu. La soumission à Dieu et la recherche délibérée de tout ce que Dieu a révélé comme saint doivent caractériser l’enfant de Dieu.

L’amour. La recherche de la justice produira toujours une vie d’amour — amour pour Dieu et amour pour les autres. L’amour est l’insigne du chrétien. L’amour distingue les vrais chrétiens en tant que disciples (Jn 13.35). L’amour est patient, bienveillant, humble et se donne lui-même. L’amour se réjouit de la vérité, il protège, il fait confiance et il persévère (1 Co 13). Les chrétiens sont appelés à imiter Christ par un amour qui se sacrifie pour les autres (Ep 5.1-2).

La paix. La recherche de la pureté, c’est rechercher une vie de paix. Le fruit de la justification, c’est la paix avec Dieu (Rm 5.1). Cependant, la paix n’est pas seulement verticale ; elle est aussi horizontale. Paul exhorte ainsi : « Or il ne faut pas que le serviteur du Seigneur ait des querelles. Il doit au contraire être affable envers tous » (2 Tm 2.24). La paix, bien entendu, gouverne le cœur et l’esprit de ceux qui se déchargent de leurs soucis sur Dieu (Ph 4.7).

Si nous rassemblons les deux volets de l’appel de l’apôtre Paul à rechercher la pureté, nous voyons que nous devons fuir le danger spirituel et courir vers le bien spirituel. Nous échappons à l’un en poursuivant l’autre. Tel est le message constant de l’Écriture. Nous renonçons à nous-mêmes pour rechercher Christ. Nous nous dépouillons du vieil homme et nous revêtons l’homme nouveau. Nous disons non à la chair et oui à l’Esprit. Nous rejetons le mensonge, embrassant la vérité et la proclamant. Nous nous détournons des choses terrestres pour nous tourner vers les choses célestes. Tel est le double appel de la vie chrétienne : fuir les passions pécheresses et rechercher la pureté.

L’apôtre ajoute une expression en 2 Timothée 2.22 qui souligne la dimension communautaire de la recherche de la pureté : « avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ». La recherche de la pureté n’est jamais une entreprise solitaire. Invoquer le Seigneur d’un cœur pur est la marque de l’Église. Après environ cinquante années de ministère, j’observe que tous les chrétiens dynamiques et en croissance, fuyant les passions pécheresses et recherchant la pureté, font partie intégrante d’une famille ecclésiale locale. Chaque chrétien a besoin de l’enseignement et des avertissements de ses frères et sœurs en Christ, en qui la parole du Christ habite abondamment (Col 3.16). La santé et la vitalité spirituelles se trouvent dans l’Église.

L’Église offre des moyens de purification, car les bergers veillent sur nos âmes. Nous avons besoin de bergers qui ont les mains dans la toison, à l’affût de tout ce qui pourrait mettre en péril notre santé spirituelle. La recherche de la pureté exige que nous soyons sous la garde de bergers. De plus, la marche du chrétien est semée de dangers. Il y a des loups qui chercheront à dévorer le troupeau. Il y a de faux docteurs qui cherchent des disciples pour leurs enseignements pervertis. C’est pourquoi Dieu a établi des surveillants afin de prendre soin de l’Église qu’il s’est acquise par son propre sang (Ac 20.28-30).

Non seulement nous sommes sous la garde de bergers, mais nous appartenons à un troupeau. J’ai parlé avec des chrétiens qui pensaient que manquer le culte n’était qu’une perte personnelle. Ils ne comprenaient pas la dimension communautaire du culte : l’encouragement mutuel que l’on reçoit en entendant les autres chanter la louange de Dieu, en les voyant prêter attention à la Parole de Dieu, et en les entendant prier. La communion fraternelle avec ceux qui invoquent le Seigneur est un moyen de grâce essentiel.

Nous poursuivons la pureté par amour pour l’Évangile, mais aussi pour le bien de l’Église. La pureté est une recherche sainte par laquelle nous imitons Christ (Ph 2.5). Chaque chrétien recherche Christ, et tout ce qu’il est pour nous dans l’Évangile encourage les autres dans la recherche de la pureté, et contribue à la pureté de l’Église.

Cet article a été publié à l’origine sur le site Ligonier.

Tedd Tripp

Tedd Tripp

Dr Tedd Tripp est pasteur émérite de Grace Fellowship Church à Hazleton, et président de Shepherding the Heart Ministries. Il est l'auteur de "Un berger pour son cœur".