Louez Dieu par toute votre vie

29 octobre, 2026

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Le médecin céleste

Note de l’éditeur : Ceci est le deuxième chapitre de la série Les miracles

Il y a certains versets de l’Écriture que l’on a souvent lus au fil des ans, mais certaines circonstances font qu’un texte s’impose soudain à notre esprit et y demeure comme l’un des passages vers lesquels nous revenons régulièrement. C’est ce qui m’est arrivé avec le Psaume 147.3 : « Il guérit ceux qui ont le cœur brisé et panse leurs blessures. »

Je venais d’apprendre la mort d’un ami très cher, que je connaissais depuis de nombreuses années. Il avait fait partie de l’équipe de football que j’entraînais à l’université, il y a près de quarante ans. Il était resté en contact avec moi au fil des ans, et nous aimions nous donner des nouvelles de nos enfants à mesure qu’ils grandissaient. Le cancer l’avait emporté, mais je savais que, s’il avait quitté son corps, mon ami demeurait auprès du Seigneur. Je voulais transmettre à sa femme une parole de réconfort tirée des Écritures. Dieu m’a remis ce verset en mémoire, et il m’est très cher depuis.

Qui sont ceux qui ont le cœur brisé et ceux qui sont blessés dont parle ce verset ? C’est nous. Nous sommes des êtres sensibles et fragiles, et nous vivons dans un monde brisé. Nous voyons partout l’empreinte de Dieu dans sa merveilleuse création, mais nous voyons et entendons aussi partout la douleur et la tristesse. Les causes d’un cœur brisé sont nombreuses, et nous portons bien des sortes de blessures, qui ne sont pas toutes visibles. Le dicton si souvent répété selon lequel « le temps guérit toutes les blessures » est tout simplement faux.

Dans le Psaume 147, le médecin céleste est appelé sept fois l’Éternel, celui qui existe par lui-même, notre Dieu fidèle à son alliance. De façon saisissante, ce psaume le présente comme le Créateur tout-puissant. Il a créé toutes choses, des plus grandes aux plus petites. On estime qu’il y a deux cent mille milliards de milliards d’étoiles dans l’univers. Le verset 4 déclare que non seulement il les a toutes faites, mais qu’il les connaît toutes par leur nom. Il a fait les nuages (v. 8), si étonnants par leur variété et leur grandeur. Il est intéressant de voir que le psalmiste attire aussi l’attention sur de minuscules gouttes de pluie et flocons de neige (v. 8, 16). Les grandes choses ne sont pas trop grandes pour que notre médecin céleste s’en occupe, et les petites ne sont pas trop insignifiantes pour qu’il y prête attention. Il est le Seigneur dont le cœur est rempli de tendresse pour son peuple qui souffre.

Aucune blessure n’est trop profonde pour qu’il puisse la guérir. Ésaïe 53.4 nous dit : « Certes, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; et nous, nous l’avons considéré comme atteint d’une plaie, comme frappé par Dieu et humilié. » Il panse les blessures visibles aux yeux de tous, comme celles que personne ne voit.

À quoi cette merveilleuse vérité nous appelle-t-elle ? À le louer. C’est par cet appel à la louange que ce psaume commence et se termine, comme c’est le cas pour chacun des cinq derniers psaumes. « Le large fleuve du livre des Psaumes achève son cours en une cascade de louange », a dit Charles Spurgeon. Le Psaume 147 affirme qu’il est « bon », « agréable » et « beau » de louer Dieu (v. 1). Il ne devrait pas y avoir un seul jour de notre vie sans louange. La lecture de l’Écriture, et en particulier du Psautier, nous portera à une louange constante.


À l’origine, cet article a été publié dans Tabletalk.

Robert W. Carver

Robert W. Carver

Robert W. Carver a servi comme professeur de Grec et de Bible au Clearwater Christian College à Clearwater, en Floride, pendant trente-cinq ans.