
La sagesse envers ceux du dehors dans le monde numérique
7 juillet, 2026Notre Dieu berger
Note de l’éditeur : Ceci est le premier chapitre de la série L’intendance.
L’image d’un berger prenant soin de ses brebis est très réconfortante — à condition que le berger soit bon. Mais il arrive que des autorités divinement établies déshonorent le cinquième commandement, qui pourtant exige des dirigeants qu’ils « aiment […] et bénissent leurs inférieurs ; […] les protégeant et pourvoyant à tout ce qui est nécessaire pour leur âme et leur corps » (Grand catéchisme de Westminster, Q. 129).
Le Seigneur a, par sa bonté, suscité des rois pour protéger Israël de ses ennemis, des sacrificateurs pour l’aider à reposer dans sa grâce, et des prophètes pour l’avertir du danger du péché et pour donner l’exemple de la foi et de la repentance. Mais les responsables d’Israël ont failli à leur mission. Au temps d’Ézéchiel, Dieu a réprimandé les faux bergers qui se nourrissaient eux-mêmes en dévorant les brebis, les dominant « avec force et avec rigueur » (Ez 34.2-4). Les bergers devraient protéger le troupeau des loups, mais il arrive qu’ils soient eux-mêmes des loups. Certains dirigeants violent la conscience précieuse des croyants en imposant des exigences contraires à l’Écriture, et en exerçant leur charge pour « un gain sordide », nourrissant leur avidité de réputation et de contrôle (1 Pi 5.2). Et les conséquences tragiques sont prévisibles : « Mes brebis errent sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées, mes brebis sont disséminées à la surface de tout le pays ; nul n’en prend soin, nul ne les cherche » (Ez 34.6). Les Israélites furent littéralement dispersés, exilés en Assyrie et à Babylone. Pire encore, de nombreux exilés se sont égarés spirituellement. Certaines brebis maltraitées peuvent devenir amères à l’égard de la foi biblique et moralement désorientées. Certaines abandonnent l’alliance de Dieu et cessent de lui faire confiance comme leur berger.
Nous devons savoir que Dieu n’abandonne jamais sa houlette de berger, qui à la fois guide les brebis et repousse les ennemis. Dieu a dit : « je ferai disparaître du pays les animaux sauvages ; ils habiteront en sécurité dans le désert et dormiront au milieu des forêts » (v. 25). Les dirigeants qui « tyrannisent » sur les brebis de Dieu feront face à sa juste colère (Mt 20.25). « Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Me voici contre les bergers ! » (Ez 34.10). L’abus d’autorité ne sera pas le dernier mot de l’histoire pour les enfants de Dieu maltraités, lassés et abattus « comme des brebis qui n’ont pas de berger » (Mt 9.36). En Christ, Dieu accomplit sa promesse faite à Ézéchiel : « Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée et je fortifierai celle qui est malade » (Ez 34.16). Jésus, le berger semblable à David (v. 23), nous appelle : « Moi, je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10:11).
Les victimes de bergers infidèles peuvent regarder au-delà de leur souffrance et contempler notre Seigneur Jésus, « le grand berger des brebis » (Hé 13.20). Notre prophète suprême, seul souverain sacrificateur et roi éternel ne vous délaissera pas et ne vous abandonnera pas. « C’est pourquoi nous pouvons dire avec courage : Le Seigneur est mon secours ; je n’aurai pas de crainte. Que peut me faire un homme ? » (Hé 13.5-6). La promesse du Dieu berger comprend des bénédictions physiques telles que des arbres féconds, la libération de l’esclavage, la protection contre le danger, la dissipation de la peur, et un plein rassasiement — la paix de Dieu (Ez 34.25-29). Le bon berger nous conduira aux sources d’eaux vives et essuiera toute larme de nos yeux (Ap 7.17). Il nous fera traverser la vallée de l’ombre de la mort jusqu’à la table du banquet du Dieu vivant.
Cet article a été publié à l’origine sur le site Ligonier.

