Marie est-elle née sans péché ?

4 mai, 2026

Marie est-elle née sans péché ?

4 mai, 2026

Quelle est la consolation du chrétien dans la mort ?

La Parole de Dieu décrit la mort comme une conséquence redoutable de la rébellion de l’homme contre Dieu. Même avant la chute dans le péché de nos premiers parents, notre Créateur avait averti Adam sans équivoque que la conséquence de la transgression de sa loi sainte est la mort : « tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gn 2:17). Quel type de mort Adam et Ève ont-ils subi après avoir enfreint la loi de Dieu ?

Immédiatement après avoir prononcé le jugement contre Adam, Ève et le serpent trompeur — et après avoir maudit tout l’ordre créé à cause de la première transgression d’Adam —Dieu chassa l’homme du jardin d’Éden (Gn 3:24), de peur qu’il ne prenne de l’arbre de vie pour « vivre éternellement » (Gn 3:22). Étant des créatures, Adam et Ève ont été condamnés à une mort physique, et l’application immédiate de cette sentence a pris la forme d’une séparation non naturelle de la présence vivifiante de leur Créateur. Comme toutes les séparations non naturelles, celle-ci a piqué.

La mort a un aiguillon, et cet aiguillon est l’aliénation de Dieu due au péché, mais il y a consolation dans l’Évangile. La bonne nouvelle du salut est que le Dieu qui a prononcé le jugement, et qui a maudit la terre, fournit aussi le remède en Christ, son Fils seul engendré, la semence promise de la femme qui écrase la tête du trompeur mortel (Gn 3:15). Comme l’écrit l’apôtre Paul : « L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi. Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! » (1 Co 15:56–57). Christ est le grand Réconciliateur entre Dieu et l’homme (Col 1:20–22) et le grand Vainqueur sur le péché et la mort.

Il y a une grande consolation à disposition même dans la mort, mais jamais en dehors de Christ. La Bible met puissamment en évidence trois dimensions de la consolation disponible pour les chrétiens alors que nous réfléchissons à la mort, particulièrement quand la mort est imminente.

1. Christ est suprême sur la mort

Premièrement, Christ est suprême sur la mort. Ésaïe caractérise la mort comme un voile suffocant de ténèbres qui couvre toute l’humanité, prophétisant :

Et, sur cette montagne, il anéantit

Le voile qui voile tous les peuples,

La couverture qui couvre toutes les nations ; (Ésaïe 25:7)

Mais Christ est plus grand :

Il anéantit la mort pour toujours ;

Le Seigneur, l’Éternel, essuie

Les larmes de tous les visages,

Il fait disparaître de toute la terre

Le déshonneur de son peuple ;

Car l’Éternel a parlé. (Ésaïe 25:8)

C’est une parole certaine et une déclaration de Dieu : Il ne neutralisera pas seulement le pouvoir de la mort, mais il engloutira la mort elle-même pour toujours, ce qui nous amène au deuxième point.

2. Christ a résolu la crise d’aliénation de l’humanité

Deuxièmement, Christ a ôté le blâme de son peuple par l’effusion sacrificielle de son sang sur la croix. Le livre des Hébreux rapporte :

Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, – après quoi vient le jugement – de même aussi le Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés d’un grand nombre, apparaîtra une seconde fois, sans (qu’il soit question du) péché, pour ceux qui l’attendent en vue de leur salut. (Hé 9:27–28)

Christ a résolu la crise d’aliénation de l’humanité. De plus, Christ n’a pas seulement satisfait la juste colère de Dieu et lavé nos péchés par son sang, mais il nous a « rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous » sur la croix (Ga 3:13). Il nous a achetés par son sang, et il a payé la pénalité de notre péché pour nous présenter à Dieu comme sa possession précieuse et prisée. Nous ne nous appartenons pas, et nous ne sommes certainement pas sous le pouvoir de la mort. Nous appartenons à Dieu en Christ.

3. Nous sommes en sécurité en Christ

Troisièmement, par la puissance de Dieu, nous sommes transférés du royaume des ténèbres (et de la mort) et amenés à sa lumière merveilleuse (et à la vie) : « Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés » (Col 1:13–14). Et rien, pas même la mort physique, ne peut nous arracher de sa main. Jésus a dit :

Mes brebis entendent ma voix. Moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les arracher de la main du Père. » (Jean 10:27–29)

Dans la vie et même à travers la mort, nous sommes en sécurité en Christ.

Conclusion

Il y a beaucoup de mystère dans la mort, et les notions ombrageuses que nous avons maintenant, de ce que nous vivrons quand viendra le moment de passer dans l’éternité, peuvent être déconcertantes. Un écrivain y a réfléchi de manière saisissante : « Le grand mystère de la mort, combien il engloutit les moindres mystères de la vie qui sont si perplexes ! Lecteur, dans cette heure étroite, nous les toucherons tous ; et ensuite viendra la grande révélation, à la lumière du Trône. »1 Mais le chrétien possède la promesse qui console, à savoir que ce qui nous attend après la mort est une éternité de béatitude dans la présence vivifiante de Dieu, à la droite duquel il y a « des délices éternels » (Ps 16:11).

Cet article a été publié à l’origine sur le site Ligonier.

  1. B.M. Palmer, The Broken Home; or Lessons in Sorrow (New Orleans: E.S. Upton, 1890), 13–14 ↩︎
Zachary Groff

Zachary Groff

Rév. Zachary Groff est pasteur de l'Église presbytérienne d'Antioch à Woodruff, S.C., rédacteur en chef du Confessional Presbyterian Journal, et rédacteur en chef du site web Presbyterian Polity.