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La triade des vertus chrétiennes — la foi, l’espérance et l’amour —sont toutes importantes. Aussi important que soit l’amour (1 Co 13:13), nous savons que la foi n’est pas sans importance. Nous avons travaillé avec précision sur la signification de la foi, et nous comprenons l’importance de l’amour, mais ce troisième élément dans cette triade de vertus, l’espérance, est si souvent négligé dans l’expérience chrétienne.
S’il y a un mot en Romains 5 que nous pourrions radicalement mal comprendre, c’est l’espérance. Il y a toujours un élément de doute qui obscurcit notre compréhension quant à l’usage du mot par Paul. Lorsque nous utilisons le mot espoir, nous l’employons généralement pour décrire un souhait, ou bien le désir qu’une chose se produise, une chose dont nous ne sommes pas sûrs qu’elle se réalisera réellement. Ce n’est pas ainsi que le mot est employé dans le Nouveau Testament. Lorsque nous sommes régénérés par le Saint-Esprit, nous naissons de nouveau à une espérance qui constitue la base de notre confiance afin de vivre la vie chrétienne. La seule différence entre l’espérance et la foi, c’est que la foi se tourne vers ce qui a déjà eu lieu, et nous y mettons notre confiance. L’espérance n’est que la foi tournée vers l’avenir.
La métaphore utilisée dans le Nouveau Testament pour décrire la nature de l’espérance est celle d’une ancre. L’espérance, nous dit-on, est l’ancre de l’âme. Nous trouvons fréquemment cette image nautique dans le Nouveau Testament. Les instables sont comparés à des bateaux qui n’ont pas d’ancre, ballottés à tout vent de doctrine. Ces personnes se caractérisent par la vacillation et l’incertitude, mais l’espérance plantée dans l’âme par le Saint-Esprit n’est pas comme cela. Cette espérance donne une fondation, une stabilité et une assurance. L’espérance est l’ancre qui nous empêche d’être emportés. C’est l’espérance que Dieu va assurément accomplir dans le futur chaque chose qu’il a dit qu’il ferait.
Le fruit de la justification est ce genre d’espérance. La justification, en un sens, est l’acompte de tout ce que Dieu nous promet dans son œuvre de rédemption. L’espérance est créée par le Saint-Esprit en nous. Ailleurs, Paul parlera du don de Dieu du gage, ou de l’acompte, du Saint-Esprit, qui nous donne une assurance totale pour l’avenir. L’espérance n’est pas de prendre une grande bouffée d’air, et d’avoir l’espoir que les choses se passeront bien. C’est l’assurance que Dieu va faire ce qu’il dit qu’il fera.
Cet article a été publié à l’origine sur le site Ligonier.

