
Qu’est-ce que la repentance ?
27 mai, 2026Quel est le sens de la vie ?
Le fait d’être un homme signifie que nous nous poserons tous tôt ou tard des questions existentielles et fondamentales : Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Quelle est ma raison d’être ? Pourquoi ma vie a-t-elle de l’importance ? Que nous soyons un adolescent se demandant comment s’intégrer parmi ses pairs, un étudiant en proie à l’angoisse de choisir une spécialisation et une future carrière, ou un adulte d’âge moyen se demandant comment notre vie a fini par être si différente de ce que nous avions imaginé pour nous-mêmes, cette question, « Quel est le sens de la vie ? », a une pertinence continuelle, nous revenant souvent de manière nouvelle à différentes saisons et étapes de la vie.
Considérez un instant combien il serait tragique s’il n’y avait pas de réponse à cette question. Si c’était le cas, alors la vie n’aurait aucun sens. Nous n’aurions pas de but, nos choix n’auraient pas d’importance, et tout serait finalement futile. Le néant du nihilisme jetterait un voile ténébreux sur nos vies et notre monde.
Pourtant, il est tout aussi tragique de répondre incorrectement à la question. Tout autour de nous, nous voyons les différentes manières dont les individus et les sociétés cherchent à répondre à cette question. Bien que nous ne soyons peut-être même pas conscients des motivations et des désirs dominants de nos cœurs, ce que nous croyons être le but de la vie se manifestera toujours dans nos valeurs, nos priorités et nos poursuites. Les gens répondent à cette question du sens de la vie de multiples façons : l’amour, le pouvoir, le succès, le bonheur, le mariage, les enfants, la carrière, la renommée, la réussite, le statut, les relations, la popularité, la beauté, l’aventure, la richesse, la facilité, ou même le noble objectif de « rendre le monde meilleur ».
Et bien qu’aucune de ces choses ne soit intrinsèquement mauvaise, aucune d’elles n’est la bonne réponse à notre question, « Quel est le sens de la vie ? », car aucune ne s’élève au-dessus du plan horizontal de l’existence terrestre, du monde matériel devant nos yeux, et de la somme et substance de nos propres pensées et désirs. Malgré ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de Dieu et que l’univers et tout ce qu’il contient se sont développés de rien à tout, la vérité est que les êtres humains sont des créatures. Nous sommes créés par Dieu, et donc dépendants de sa révélation (ou de sa communication) afin de savoir qui nous sommes, pourquoi nous existons, pourquoi le monde existe, et quel est le sens de la vie.
Dieu « parle » à tous les hommes à travers la création et la conscience, mais il parle le plus pleinement par sa Parole écrite, la Bible. C’est seulement ici que la question perplexe, « Quel est le sens de la vie ? », peut obtenir une réponse correcte. Par exemple, Romains 11:36 nous montre que Dieu est la source, le moyen et la fin de toutes choses lorsqu’il dit : « Tout est de lui [Dieu], par lui et pour lui ! À lui la gloire dans tous les siècles. Amen ! » (italiques ajoutées). En raison de cette vérité, il s’ensuit logiquement que la réponse de l’humanité devrait être de glorifier Dieu. L’apôtre Paul dit explicitement aux croyants : « Car vous avez été rachetés à grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1 Co 6:20). Plus tard dans la même lettre, il fait la déclaration générale : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, et quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu » (1 Co 10:31). Au travail ou dans les loisirs, dans les bons ou les mauvais moments, dans la jeunesse ou dans la vieillesse, en semaine ou le week-end, dans le ministère ou dans le quotidien, le sens de la vie de l’homme est de glorifier notre Créateur, qui est aussi Rédempteur et Sauveur de ceux qui placent leur foi en Christ seul pour le salut.
Ce but de glorifier et de jouir du seul vrai Dieu se voit non seulement dans le Nouveau Testament mais aussi dans l’Ancien Testament. Après douze chapitres de méditations sur la vanité et la brièveté de la vie sous le soleil, le livre de l’Ecclésiaste conclut : « Écoutons la conclusion de tout le discours : crains Dieu et observe ses commandements. C’est là tout l’homme » (Ec 12:13). Ici, craindre Dieu et observer ses commandements est simplement une autre façon de communiquer ce que signifie glorifier Dieu et marcher dans une joyeuse communion avec lui.
Une telle vie sur terre est un avant-goût de ce que le peuple de Dieu fera pour toute l’éternité dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre. En Apocalypse 4:11, nous voyons les vingt-quatre anciens adorer Dieu, disant :
Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu,
de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance,
car tu as créé toutes choses,
et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles furent créées.
Avec tant de passages des Écritures mettant l’accent sur la gloire de Dieu comme but de l’humanité, il n’est pas surprenant que lorsque la première question du Petit catéchisme de Westminster demande : « Quelle est la principale fin de l’homme ? », elle réponde : « La principale fin de l’homme est de glorifier Dieu et de jouir de lui éternellement. » Glorifier Dieu n’est pas un fardeau oppressif ou un service à contrecœur que nous lui offrons, ni quelque chose de déconnecté d’une relation personnelle et d’amour avec lui. Au contraire, glorifier Dieu est le désir authentique qui naît d’un cœur régénéré de se rapprocher de notre Dieu, qui fait alliance dans la communion, de marcher dans des voies qui lui plaisent, de le louer et de le remercier pour son caractère et ses œuvres glorieux, d’en apprendre davantage sur lui par sa Parole, et de proclamer ses excellences au monde.
Dans un monde moderne au rythme effréné, il peut être facile de perdre de vue notre but de glorifier Dieu et de jouir de lui au milieu des longues listes de tâches, des réunions de travail, des obligations familiales, des courses, et d’un million d’autres choses. Mais glorifier Dieu et jouir de lui ne sont pas seulement des tâche « spirituelles » que nous cherchons à accomplir après avoir terminé toutes nos responsabilités terrestres de la journée. Au contraire, nous devons nous garder de la tentation de perdre de vue ce but quand nous sommes engagés dans les choses ordinaires qui remplissent notre journée : le rendez-vous chez le médecin, le match de football, le déjeuner, le changement d’huile, la réunion, la lessive ou le devoir scolaire.
Nous avons été créés pour glorifier Dieu et jouir de lui, et en faisant ces choses, nous accomplissons notre plus haut but dans la vie et nous éprouvons notre plus grande joie car cela nous rapproche du Dieu trinitaire, pour qui nous avons été créés.
Cet article a été publié à l’origine sur le site Ligonier.

